Dans ma tête le néant, dans mon estomac la tempète

Vendredi, le jour fatal. Le dernier jour de lycée, la fin de semaine ,enfin appelez ça comme vous voudrez .Bref un jour que je déteste et qui fait plus flipper chaque fois. Je ne suis pas bien chez moi, je ne suis pas bien à l'internat. Cherchez l'erreur, mais au moins à l'internat c'est animé.
Je commence à 10h, j'avais prévus ce temps pour bosser, mais malheureusement mon esprit en a décidé autrement. Je file en direction du centre-ville, j'entre dans une boulangerie au hasard. Je la connais par c½ur celle là
Je parcours rapidement la vitrine, mille feuille tartes aux pommes me font de l'½il, les sandwiches me font des pieds de nez .
-Bonjour trois pains au chocolat s'il vous plait
La boulangère attrape les trois petits pain et les enroule dans un papier, je règle et je sors du magasin .J'en avale un , il descend douloureusement dans ma gorge avant d'atterrir dans mon estomac. Il est déjà fini, j'en avale un autre sans prendre le temps de marcher, puis le troisième, j'essaye d'aller lentement. Je froisse nerveusement le sachet et le fourre dans ma poche. Mange moins vite, une fois fini tu n'auras rien , il ne faut pas de pause. Je machine encore un bout de temps ce qui me reste de petit pain. Un autre boulangerie m'apparaît, sauvée. Je pousse la porte.
Je demande deux croissants .Ils sont plus difficiles à avaler. J'irais bien prendre une pizza mais la boutique est fermée .Je m'arrête deux secondes, essoufflée. J'ai mal à l'estomac.
Je vois le grand frais qui se dresse, je suis sauvée. Je traverse la rue avant de m'engouffrer dans le magasin, fruit yaourts quiches biscuits, ça ne tenait qu'à moi je prendrais tout .
Mais je n'ai pas une fortune énorme non plus
Je prend un pack d'actimel une boite de carottes râpée et des fraises un coca é le journal en passant.
Je sors avec un sac plus lourd que moi (non j'exagère)
-Vous aller y arriver? me demande la caissière
-Oui oui ça va aller merci. Et cherche un endroit ou m'installer , loin des regards .Aucune envie qu'on me voit dans cet état. Je m'assied sur une margelle.
C'est partit. Et ça va faire mal
Je bois à la suite une puis deux trois non cinq bouteilles d'actimel elle vont s'entasser dans le sac plastique , je m'attaque au carotte râpé en m'acharnant sur cette fichu boite qui ne veut pas s'ouvrir. Vive les ouverture facile!
Je mange à même les doigts. La nausée commence à venir. Je bois une gorgée de coca pour faire passer .Je regarde ma montre 9h00, il faut commencer à rentrer. Je suis mal , pourvu que je ne vomisse pas dans la rue. J'avance d'un pas lent, en jetant les cadavres dans la poubelle. Je croque une fraise. Le pack est gros et mon sac est plein, je ne peux pas rentrer comme ça au lycée. Aucune trace de clochard à l'horizon en plus.
Une idée me vient, je connais une dame sur Mâcon, une amie de la famille. Je me glisse chez elle en passant par l'entré de son cabinet, sa maison est derrière .J'étais venue y faire le ménage. Un petit mot griffonné et non signé est scotché sur l'emballage. Je gravis les marches et je pose furtivement le paquet bien en évidence devant la porte .Un bruit de clés se fait entendre, je cour vers la sortie comme une voleuse.
Mon c½ur bat à tout rompre et je suis épuisée , au bord des larmes. Putin de crise. Jme sens hyper lourde. J'essuis mon visage , mes mains collantes sur mon pantalon. Je n'arrive même plus à me souvenir si j'ai aussi pris deux sablé ou si ça c'était la dernière fois. Le lycée approche.
Calme toi, calme toi, je dis pour moi même.
La rue est déserte.
Jsuis enfin au lycée, ça n'a pas encore sonné. Je redeviens moi. Il ne s'est rien passé. Mon baggy est dégeulasse à cause du sol humide et tombe en lambeaux, je n'y fait pas attention .J'avance dans la cour comme une zombie sans voir les autres.
Là, c'est fini. Mais quand sera la prochaine?
Je passe aux toilettes me brosser les dents et boire un peu d'eau. Je n'ose même pas me regarder dans le miroir. Pour y vois quoi de tout façon ?


20H00, la nuit est déjà tombée, je suis encore devant le lycée. J'ai préféré participer aux Portes Ouvertes plutôt que de devoir rentrer chez moi. Ici je erre, je vaque comme je veux, j'ai de l'espace et je ne suis pas sans cesse surveillée. Je ne suis pas en cours; je me sens libre sans l'être. Il ne fais pas froid mais il est en retard. Je fais les 100 pas .Il arrive, se justifie en expliquant qu'il y a eu un accident qui a ralenti la circulation .J'esquive ses questions, trop robotisées, trop mécaniques Je tombe de sommeil.
Je n'ai qu'un envie, aller me coucher, mais malheureusement c'est pas comme ça que ça se passe .Je traîne un sac plus lourd que moi, je dois dire bonsoir féliciter ma s½ur pour ci pour ça .Je ne peux même pas souffler. Et moi alors vous y pensez ? Ouais non laisser tomber. Jpeux monter me coucher? Non, faut passer par le dîner! Mais j'ai pas faim merde .Qui a inventé cette stupidité de devoir obligatoirement passera table que j'aille lui dire deux mots.
Pourquoi nous force t-on enfant à finir notre assiette?
Pourquoi fait on du chantage? Si t'es sage t'aurais un bonbon
Pourquoi on ne cesse de nous défiler 'ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé, mange au moins cinq fruits et légumes par jour, évite de grignoter ' et par derrière on nous passe des tas de pub pour des glaces, des gâteaux des sodas tous aussi sucrés les uns que les autres?
Je comprend pas pourquoi on ne cesse de pousser à la consommation, à montrer des mannequins, à ne pas nous montrer la réalité telle qu'elle est .
Pourquoi à chaque fois que ma mère voit une personne enrobée ou obèses elle ne peut s'empêcher de dire 'Oula elle devrait perdre du poids celle là' au lieu de se poser la question 'mais comment cette personne le vit? Comment en est elle arrivé là? Quel regard pose elle sur le monde?
Non, ces questions là personne ne se les pose. Personne ne cherche à se mettre à leur place, ou personne ne veut....





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# Posté le dimanche 23 mars 2008 13:32

Modifié le mardi 23 décembre 2008 17:02

Il y a des coups dont on ne se relève pas facilement

MON ESTOMAC
SE DETACHE DE MON CORPS
ET TOMBE EN MORCEAUX


Bon essayons de faire le point, un bilan, juste pour essayer d'y voir clair:
Je savais que notre société n'était pas très compréhensive, je savais aussi que les gens se fie à ce qu'ils voient et non à ce que les autres ressentent, j'ai appris que même par celles qu'on croyais ses amies, on pouvait se ramasser en pleine gueule les pires injures.Je savais tout ça, mais je ne l'avais jamais vécu aussi profondément.
Je ne sais plus expliquer ce que je ressens, ce qui m'arrive, je trouve pas mes mot, je fuis mes amies, mes notes dégringolent, les profs me le font remarquer, etc. etc.

La vie est devenu un combat, prévoir tout à l'avance, stresser pour les choses qui arrivent à l'imprévu, des choses qui pour toute personne normalement constituée est un jeu d'enfant.
exemple très typique et très courant le self : je dois quand même passer ma carte, ne serais que deux ou trois fois dans la semaine si je ne veux pas qu'on soupçonne quelque chose.Je déteste le self.Tout le monde se rue pour rentrer, et il nous en servent toujours une pleine assiette.Je passe deux à me décider entre un yaourt ou un fromage, yaourt ça me dégoûte, mais fromage c'est trop gras... dessert tu oublies

Toute la journée je pense encore et encore, à ce bout de tarte que je n'aurais pas du manger, à ce mille feuilles qui me hante mais que je dois enlever de mes pensées.Je pense nourriture encore et encore.Jour comme nuit 24h sur 24.
Yen a qui disent "C'est normal, tout le monde pense à un bon pain au chocolat" peut être mais 24h sur 24 au point d'en faire une crise de larme non je crois pas non.

Voir mastiquer les autres, croiser dans la rue les passants avec leur sandwich, loucher sur la tartine beurrée de ma copine le matin, bloquer devant le frigo puis finalement le fermer non non t'as faim maintenant mais attend 5min ça sera peut être passé, et allé encore une boite de gâteau de terminée. Ou encore voler un morceau de dessert qui traîne sur un plateau; cacher du pain dans ma poche, limite sauter sur la première personne que je vois avec un truc dans la main, attraper la nausée rien que par un simple regard.

"Mais tu vas arrêté tes caprices oui?! Le monde gravite pas autour de toi, les autres aussi ont leur problèmes"Entendre ça de la part d'une "amie" ça fait vraiment très mal.Je pensais que mes amies comprendrais, que malgré ça elles me considèreraient comme la même personne.On ne peux pas forcer les gens à vous comprendre, et je n'ai même plus envie d'essayer, je n'y arrive plus ou alors c'est les autres qui pigent rien.
Non la vraie réponse: c'est que les gens ont peur, on a peur de la différence, de ce qu'on ne connaît pas.Et donc on en conclu des choses à leur sauce.

Libre à vous de croire ce que vous voulez..Tout mais vous ne me ferez jamais avaler que c'est un caprice.Des caprices j'en ai jamais pas fait, jsuis pas une fille à papa. J'ai compris que même si certaine obtenaient tout par des caprice, moi ce n'est pas ce que j'ai choisi.



Donc en m'adressant à celle qui a eu le culot de me sortir cette absurdité, je réponds:Il ne faut pas se fier aux apparences, il ne faut pas former sois même les questions et les réponses car c'est sur que t'auras jamais tor.J'ai toujours pensé aux autres avant moi même; j'ai toujours vécu pour les autres! Il faut donner pour recevoir c'est ça? J'ai toujours énormémen donné, chaque Noel chaque anniv et parfois je ne recevais rien je ne m'en suis jamais plainte!
Hop j'ai une petite baisse de moral, jsuis moins dispo je m'isole et hop j'en prend plein la geule!
Ouais tu nous prend pour des bouches trous! T'as vu tout ce qu'on a fait pour toi ! C'est quoi ce caprice?!
Ben écoute, la seule qui fait un caprice, c'est toi, ce n'est pas à toi de gérer ma vie, et me dire ce que j'ai à faire, je me passerais bien de tes conseils.Gère déjà ta vie, tu auras mieux à faire.Je t'ai laissé une seconde chance, je ne t'en laisserais pas 50.C'est fini ! vous êtes du même avis, je ne vous retiens pas

Forcément, quand on est habituée à la gentille fifille qui fait ce qu'on lui dit et qu'elel change subitement, ça plait pas, ça fait peur alors on réagit maladroitement "oui c'était sur le coup de la colère tu comprend" Non j'ai pas envie, toi tu comprend pas, pourquoi moi jje t'excuserais. C'est pas moi, c'est pas moi ça. et pourtant c'est ce que je suis en train de devenir.
ps:Merci aux plus courageuses qui ne me laissent pas tomber, Oriane, Laetitia,Cindy,Maité,Diane,Leila,Gaelle,Emilie,Ophélie....
Il y a des coups dont on ne se relève pas facilement

# Posté le lundi 24 mars 2008 14:26

Modifié le mardi 23 décembre 2008 17:02

La vie ? Un long fleuve tranquille?!!!!!!

Agressée par un simple regard
Ne plus savoir dormir
N'importe quoi mais pas à manger
Oublier les gargouillements
Rien, ne me fais envie
Et aller t'as craqué encore une fois
XXL bientôt je devrais mettre du XXL
Irréalisme et profonde déssilusion
Et attterissage dans la réalité

Passer une heure sur un vélo en éspérant avoir un peu dégonfler----------------------------------Se sentir épiée à longeur de journée---------------------------------------------Tenir tenir et être obligée de venir à table pour le diner---------------------------------------------------Pas envie de parler, de voir du monde----------------------------------------Une jour c'est encore une journé mais pour moi c'est un mois







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# Posté le dimanche 13 avril 2008 14:21

Modifié le mardi 23 décembre 2008 17:02

Si l'espoir fait vivre, ceux qui vivent d'espoir meurent de faim.

J'ai peur.Jamais ils ne comprendront ma douleur, ils s'en servent pour m'enfoncer.Lui, il me reproche de ne pas faire comme tout le monde, de ne pas manger commme tout le monde.J'ai passé presque deux semaines à m'occcuper des repas, je l'ai entendu dire qu'il était le seul à faire la cuisine ici.Anéantie.Quel égoiste!Je me plie en 4 pour qu'ils n'aient pas à faire trop de choses (même si lui passe se journé à râler) et il ne m'accorde pas un regard rien.Il ne me remercie pas, il n'ouvre la bouche que pour me critiquer.

Je ne sais plus quoi faire, je ne les reconnait plus, je ne les aime plus.Je ne peux même pas les croiser sans paniquer.L'heure du repas est une véritable torture, je sens bien qu'elle me regarde, je me sens transpercée pas son regard, du coup je tourne brusquement la tête de l'autre côté.Il veulent créer en moi une image qu'il veulent eux, mais c'est pas moi, ils me forcent à devenir comme ils l'ont décidé.Je ne sa déjà pas qui je suis mais je ne veux pas être comme eux.

Ah!!! faire le bonheur autour d'eux ils savent faire; invier une amie seule qui a besoin de parler, faire la fière en emportant des gêaux.Au lieu de chercher à rendre le monde parfait , ils feraient mieux de regarder ce qui se passe sous les yeux.Ils ne le voient pas.Les journée sont longues et se résume en :lever 6h pour le ménage (job) 3 biscottes avc de la vache qui rit avalées debout avec un jus d'orange.Retour vers 9h,tenir jusqu'au midi.Le midi, moment particulièrelment horrible, ma mère raconte ses anecdotes et si il n'y pas de réaction de notre part ça ne va pas.
Je suis toujours la dernière à table, ça m'arrange, au moins personne m'observe.Ensuite je fais mon repassage et après je m'occupe.Et c'est déjà le soir.


Je ne peux plus, c'est dur.Même les mots ont du mal à sortir
.
[font=Impact]*Supporter les cris de mon père à longeur de journée
*Essayer de ne pas entendre les bruit du sachet de pain de mie ou du pot de Nutella
*Passer des journées entières avec la migraine, mais comme tout le monde fais quelque chose, je préfère ne pas aller m'allonger
*Peur toujours avoir peur
*Boire du thé pour faire passer les maux de ventre
*Garder la tête haute, prendre sur moi lors des injustice des autres et des mots qui font mal











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Si l'espoir fait vivre, ceux qui vivent d'espoir meurent de faim.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 05:29

Modifié le mardi 23 décembre 2008 17:02

C'est de ta peur que j'ai peur

C'est de ta peur que j'ai peur
Voici venu le temps des nombril à l'air, des tee shirt manches courtes et des jolis ventres plats .La période de l'année la plus redoutée. Les temps chauds arrivent et être en manche longue devient vite insupportable, alors que toutes tes copines ont sortis leur plus beau haut, toi tu fais tout ton possible pour rester en manche longue, semi longue à la rigueur....
Marre de devoir me lever, toujours les jambes lourdes et la bouche pâteuse, épuisée par les cauchemars et les réveils fréquents .De savoir que ça va encore être une journée de merde.De retrouver cette fichue Force qui fait tout pour me déstabiliser.

J'appréhende tout, je stress à l'avance de savoir que je vais devoir être confrontée à une réalité que je n'arrive toujours pas à accepter. Je m'éloigne, je me rapproche, je me cherche , j'essaye de me reconnaître. On me dit "Tu as changé tu es plus la même que avant"
"Pourquoi tu nous fuis, pourquoi tu es comme ça?"Pourquoi ? Pourquoi? Si j'avais la réponse ya bien longtemps que je vous l'aurais dites.
J'en ai marre de cette question, c'est insupportable, à croire que vous voulez trouvez une cause précise à tout. Je ne sais pas moi pourquoi, je ne peux pas donner une explication. Je ne peux pas vous forcer à comprendre.

Qu'as tu mangé aujourd'hui?
Que vas tu manger?
Et que ne devras tu pas manger?

Toujours ces fichues questions que je me pose toutes les heures.

Il est minuit, je ne dors pas, j'essaye d'écrire, je n 'y arrive pas, les idées se bousculent dans ma tête et je renonce finalement. Par quoi pourrais je commencer? C'est plus possible d'exprimer, avec des mots je n'y arrive pas. Il suffit d'une seule pensée pour que mon c½ur s'emballe, Boom boom boom
Plus vite plus fort, je l'entend frapper ma poitrine, qui m'étouffe qui me serre, se rétracte et me fait mal.
J'ai mal j'ai mal et j'étouffe. Suis je mieux couchée? non Sur le coté? non plus. Debout? pas du tout
J'attend je regard les chiffres lumineux pour passer le temps.

Il n'y a personne pour me le dire alors j'essaye de me rassurer toute seule.
Il y avait longtemps que ça n'était pas arrivé, encore heureux que ça arrive rarement pendant les cours.

Une bouché deux bouchée trois bouchées, non jpeu plus là j'ai trop envie de vomir
Je la sens qui me nargue cette boite de biscuit , autant en finir tout de suite

Un yaourt ce soir, avec quelques fruits
La migraine viendra dans la soirée

Essayer de boire même si c'est impossible
Merci les filles, meci de me supporter

Je ne plus comment avancer
Comment on pleur déjà?
Mal au ventre

J'ai peur







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# Posté le dimanche 11 mai 2008 11:45

Modifié le mardi 23 décembre 2008 17:01